Étudier en Belgique francophone : La procédure d’équivalence du diplôme marocain expliquée

La Belgique francophone (Wallonie-Bruxelles) est souvent perçue comme la « petite sœur » accessible de la France. Même langue, culture proche, excellentes universités (ULB, UCLouvain, ULiège) et surtout, pas de concours d’entrée pour la majorité des filières. Cependant, il y a un obstacle administratif majeur qui brise le rêve de milliers d’étudiants chaque année : la demande d’équivalence du Baccalauréat. Si vous ratez cette étape, votre projet d’**étudier en Belgique** est mort avant même de commencer.

Le service des équivalences : la date butoir du 15 juillet

C’est la règle d’or : pour s’inscrire dans une haute école ou une université belge, votre Baccalauréat marocain doit être reconnu équivalent au CESS belge. Cette démarche se fait auprès du « Service des Équivalences » à Bruxelles. Le piège ? La date limite. Votre dossier complet doit impérativement parvenir à Bruxelles avant le **15 juillet**.

Pour un bachelier marocain qui reçoit ses résultats fin juin ou début juillet, le timing est extrêmement serré. Il faut légaliser les relevés de notes, le diplôme, payer les frais de dossier (environ 200 euros) et envoyer le tout par courrier express (DHL ou FedEx). Ne faites pas l’économie de l’envoi express. De nombreux étudiants envoient leur dossier par poste normale et arrivent le 16 ou 17 juillet… C’est trop tard. Le rejet est automatique. L’anticipation est la seule stratégie viable : préparez tous les documents non-bacheliers dès le mois de mai.

Admission : Université vs Haute École

Une fois l’équivalence déposée (la preuve de dépôt suffit souvent pour une inscription provisoire), il faut choisir son établissement. Le système belge distingue les **Universités** (enseignement plus théorique et académique) des **Hautes Écoles** (enseignement plus pratique et professionnalisant). Pour les Marocains, l’accès est généralement libre, sauf pour deux domaines : la Médecine/Dentaire (soumise à un examen d’entrée très sélectif) et les études d’Ingénieur Civil (examen d’admission spécial en maths).

Attention aux frais de scolarité, appelés « Minerval ». Pour les étudiants hors Union Européenne, ce minerval peut grimper jusqu’à 4 175 euros par an dans certaines universités, bien que des réductions existent pour les pays en développement (le Maroc est parfois éligible à des taux réduits selon les établissements, il faut bien se renseigner au cas par cas). **Étudier à l’étranger** en Belgique offre un cadre de vie exceptionnel, mais la bureaucratie de l’équivalence ne pardonne aucune négligence.

Le cas particulier de la promotion sociale

Une astuce peu connue pour les **étudiants marocains** : l’enseignement de promotion sociale. Ce sont des cursus souvent à horaires décalés ou plus flexibles, qui délivrent des diplômes reconnus mais sont parfois plus accessibles en termes de procédure d’admission. Cependant, pour l’obtention du Visa, un cursus de jour à temps plein est toujours préférable pour prouver le sérieux de votre projet d’études aux autorités consulaires.

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