Le Brexit a bouleversé les règles du jeu, mais il n’a en rien entamé le prestige des diplômes britanniques. **Étudier au Royaume-Uni** reste le Graal pour beaucoup d’étudiants marocains visant une carrière internationale de haut vol. Oxford, Cambridge, LSE ou Imperial College… ces noms ouvrent des portes que d’autres diplômes peinent à entrebâiller. Cependant, l’accès à ces institutions d’élite ne s’improvise pas et passe par un goulot d’étranglement unique : la plateforme UCAS.
UCAS : Une procédure centralisée et impitoyable
Contrairement à la France où les procédures peuvent varier, le Royaume-Uni centralise presque tout via **UCAS** (Universities and Colleges Admissions Service) pour le niveau Bachelor (Licence). La première règle à connaître est celle du « Personal Statement ». C’est ici que 90% des candidats marocains échouent. Ce n’est pas une lettre de motivation à la française où l’on reste vague et poli. C’est un essai de 4000 caractères où vous devez démontrer votre passion intellectuelle pour le sujet.
Si vous postulez pour l’informatique, ne dites pas que vous aimez les ordinateurs. Parlez du code que vous avez écrit, des livres que vous avez lus en dehors du programme scolaire, ou des projets GitHub que vous avez lancés. Les universités britanniques cherchent des « super-enthousiastes ». De plus, attention aux dates limites : le 15 octobre pour Oxford/Cambridge et la médecine, et fin janvier pour la majorité des autres cursus. Rater la deadline, c’est perdre une année.
Le niveau d’anglais et le Foundation Year
L’autre barrière majeure pour **étudier à l’étranger** dans un système anglophone est, évidemment, la langue. Un simple « bon niveau » au lycée ne suffit pas. L’IELTS Academic est le standard, avec souvent un score minimum de 6.0 ou 6.5 exigé. Si votre score est limite ou si votre Baccalauréat marocain n’est pas jugé équivalent aux A-Levels britanniques (ce qui est fréquent pour les filières scientifiques pointues), on vous proposera une **Foundation Year**.
Ne voyez pas cette année préparatoire comme un échec. C’est une année d’intégration fantastique qui permet de se mettre à niveau académiquement et culturellement avant de plonger dans le grand bain du Bachelor. C’est souvent la voie la plus sûre pour les étudiants internationaux pour garantir leur réussite dans le système universitaire britannique très exigeant sur l’autonomie.

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